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Parole de Coachs : Domenico CLEMENT-VISCERA : "Je reste cependant persuadé que c’est cette génération qui sera la première à faire prendre une réelle autre dimension au Club"

12 juin 2018 - 19:46

Pour ce 5ème Chapitre, place à la catégorie qui aura sans doute le plus briller cette année par les résultats. Et il est vrai que le bilan de cette incroyable saison ne tient pas du hasard quand on connait la qualité de ses joueurs et l'investissement de son staff. Pour la première fois, Domenico CLEMENT-VISCERA, artisan de cette belle réussite nous raconte la saison au cœur des Grands Frères U17 et avec maturité se projette sur l'avenir ...

C’est la deuxième saison que tu termines en tant que membre du Staff et coach de la catégorie U17. Comment t’es-tu retrouvé au SC Marly ? Pourquoi avoir choisis d’entrainer cette catégorie plutôt qu’une autre ?

Je me suis retrouvé au SC Marly, après avoir été présenté par René Zanetti à Fred Chella. René était dans ma classe en Licence 3 d’Administration Publique, il m’avait aperçu en train de préparer des séances d’entrainement lorsque j’entrainais les U19 à l’ES Rosselange-Vitry (Je tiens d’ailleurs à remercier Djamel le président qui m’a fait confiance et qui m’a lancé dans le grand bain).

Les U17 n’ont pas été réellement un choix, lors de mon arrivée, les U19 n’avaient pas de coach et il n’y avait pas d’équipe U17. Les U15 venaient d’accéder à la DHR sous la coupe d’Alexandre Seners. Fred m’a alors conseillé de prendre en charge la génération 2001 qui se retrouvait en District U17. Et je ne regrette absolument pas ce choix.

 

Quel étaient les objectifs que tu avais fixé cette année à la catégorie ?

Cette année les objectifs étaient simples :

  • ramener le club a la place qu’il mérite dans la catégorie U17, c’est-à-dire une montée en U17 DHR.
  • au niveau des Coupes, atteindre les 32eme de finale en Coupe de Lorraine et la finale en Coupe de Moselle.

 

Il y aura eu beaucoup de joie cette saison pour ta catégorie avec une montée en DHR, un accès en quart de finale en Coupe de Lorraine et Dimanche prochain une finale à disputer pour remporter la Coupe de Moselle. Plus on va loin dans ce genre de compétition, plus les matchs s’accumulent en fin de saison et les dernières semaines restent très éprouvantes pour des organismes encore en pleine croissance. Comment as-tu géré la récupération physique de tes joueurs dans cette période si intense ?

J’ai essayé de ménager un maximum les organismes en faisant des entrainements basés sur le jeu. Mais aussi en faisant tourner un maximum l’effectif lorsque les matchs le permettaient.

Nous avons deux semaines pour préparer la finale au mieux. Cela va être utile pour la récupération, mais aussi la préparation physique car sur les derniers matchs, les joueurs physiquement capable de tenir les 90 minutes se faisaient de plus en plus rares.

 

Clairement avec un aussi beau bilan, pas forcément facile de garder les pieds sur terre pour des jeunes de 15 – 16 ans ; d’autant plus que le groupe actuel ne s’est constitué qu’au mois de Septembre. Quand on est un jeune coach, comment fait-on pour gérer les émotions des joueurs qui pourraient se sentir pousser des ailes et perdre en réalisme et concentration ?

Déjà le groupe est très sain, ce qui facilite les choses. Les gars sont de vrais bosseurs et sont constamment dans la recherche de la performance. Quand on est coach c’est la « Dolce Vita » ! Après je pense sans prétention avoir été à la base de cette dynamique de groupe en imposant ma vision du football : un joueur n’est rien seul, c’est le collectif qui met en valeur.

L’apport des joueurs cadres aura également été énorme tout au long de l’année. Il est vrai que le groupe s’est formé tard avec l’arrivée de joueur d’autres clubs (Evan Leroy, Leonard Chiarotto, Guillaume Linder, Shaloom Pedro, Yanis Arakik, Jeremy Blaise, Victor Epoudry et Théo Pinck), mais j’ai bien fait attention à recruter des jeunes qui étaient intéressés par le projet. Tous ces joueurs ont été de réelles plus-values d’un point de vue footballistique mais aussi sur le plan humain. Ils ont directement fait partie du groupe et se sont intégrés de la meilleure des manières à « l’ancien » groupe, qui était déjà composé de sacrés leaders comme notre capitaine Quentin Lax.

 

Il y en aura eu beaucoup cette année mais selon toi, quel restera la grande réussite sur cette saison sur le plan sportif et sur le plan émotionnel pour les jeunes dans ce que tu leur auras enseigné cette année ?

Sur le plan sportif, c’est clairement l’importance du collectif et le groupe qui se sera constitué cette année. Je pense que toute personne qui vient voir nos U17 jouer se rend compte que l’équipe est vraiment soudée. Là-dessus je suis très fier ! D’un point de vue technique et tactique, le groupe aura également fait un sacré bout de chemin.

 

Quelles sont les choses qu’il reste à améliorer ?

La gestion des matchs, c’est de mieux en mieux mais l’équipe doit être en capacité de patienter, de mieux préparer pour mieux déstabiliser l’adversaire. Aujourd’hui, on a trop tendance à chercher la verticalité dès la récupération du ballon.

 

Ton meilleur souvenir ? Le pire ?

Mon plus beau souvenir, même si ça n’était pas un objectif, reste le ¼ de finale de Coupe de Lorraine face au COS Villers, pensionnaire de National. Même après 3 matchs en 5 jours les gars ont tout donné. Tactiquement c’était vraiment une satisfaction personnelle, de voir que les gamins avaient compris les consignes dans leur totalité. Et surtout, avoir fait douter aussi longtemps un aussi gros adversaire (Finaliste vaincu par le FC Metz 1-0) c’était tout simplement jouissif !

Mon pire ? La défaite 5-0 a Plantières, avec des grosses erreurs de consignes de ma part, mais également un manque de prise de responsabilité du groupe vis-à-vis de l’enjeu.

 

Quelle expérience en tires-tu à titre personnel ?

Une expérience formidable, avec des gars formidables. J’ai également énormément appris aux côtés du coach u16 Dominique Pierrot, qui m’a fait prendre en maturité d’un point de vue « management d’un groupe » et m’a très souvent épaulé dans des choix plus ou moins compliqués.

Donc une expérience humaine formidable.

 

Peux-tu nous donner en trois mots ce qui finalement aura caractérisé le groupe U16/U17 ?

TRAVAIL – DETERMINATION – SOLIDARITE

 

La majeure partie de l’équipe 1 accédera la saison prochaine à la catégorie U19 qui dans la carrière d’un jeune footballeur marque un véritable tournant avec la possibilité d’intégrer une équipe Seniors au cours de la saison. Cela marque un gros changement, en particulier dans l’engagement physique sur le terrain. Si tu avais un message à leur faire passer, lequel serait-il pour s’armer du mieux possible pour la prochaine saison ?

Déjà le premier conseil sera de rester soudé. La force de ce groupe, c’est sa solidité sur les liens qui lient chacun des gars.
Ensuite et ça c’est fantastique, malgré la descente de la catégorie u19, la quasi-totalité des 2001 ont décidé de rempiler au club. C’est un gros effort de leur part et je pense qu’on pourra être reconnaissant envers cette génération, qui, rappelons-le, aura fait accéder les U15 à la DHR et deux ans plus tard les U17 sans jamais pouvoir jouer dans ces divisions.

Ils ont les ressources pour faire remonter les U19 directement, et qui sait ? Peut-être une bonne surprise … être repêchés dès cet été pour évoluer en DHR. Ça serait amplement mérité mais il faut encore attendre !

Concernant la question d’évoluer en Séniors, il est important d’être réaliste et conscient du défi que ce challenge représente. Le défi physique, tactique est tout autre et il ne faut pas voir trop grand trop tôt au risque de se « griller ». Je reste cependant persuadé que c’est cette génération qui sera la première à faire prendre une réelle autre dimension au Club au niveau Séniors (Comme ils l’ont fait en catégorie de jeune). 

 

Il reste encore une ultime rencontre à jouer et pas des moindres puisqu’il s’agit d’une finale de Coupe de Moselle contre  la seule équipe qui aura su cette année vous mettre en difficulté. Comment abordes- tu ce genre de rencontre capitale qui donnera la dernière note de cette belle saison ?

Déjà ne pas reproduire les mêmes erreurs ! De mon côté je vais demander au gars de faire ce qu’ils savent faire, c’est-à-dire jouer au ballon et surtout insister sur le fait qu’ils ont largement ce qu’il faut pour tomber cette belle équipe de Pantières. Une équipe, qui tout comme nous, n’était absolument pas à sa place en district (encore félicitations pour leur saison).

  

Quel est ton avenir au sein du Sporting ? Tes objectifs pour la prochaine saison ? Pour ta catégorie …?

Déjà, si ma situation professionnelle le permet (je suis admissible au concours de professeur d’économie gestion), j’aimerai m’insérer à (très très) long terme au club, pour le faire grandir et le mettre à la place qu’il mérite.
Pour la saison prochaine je souhaite reprendre en tant que joueur, pour reprendre physiquement un niveau plus correct, et surtout reprendre du plaisir balle au pied. Sans prétention,  j’espère contribuer à la montée de notre équipe B.

Pour la catégorie U17, j’espère jouer un peu mieux que le maintien. A la vue du groupe en place, cela devrait être le cas.

 

En U17 la saison prochaine, la catégorie risque de rencontrer un trou générationnel au regard du nombre de licencié en deuxième année U15. T’es-tu préparé à pallier à ce problème ?

Oui, comme à mon habitude,  j’ai prospecté pour recruter des jeunes en quête de nouveau challenge. Dans le secteur messin, il y a de quoi faire. Je ne donnerai pas de nom pour le moment, mais « c’est du lourd ». La montée en DHR a clairement boosté l’image du club au niveau du secteur messin.

 

Encore une particularité pour les U17 cette année puisque cela restera la seule catégorie qui aura bénéficié de deux surnoms par la mauvaise presse.

Tout d’abord les Presqu’Grands qui pour la phase Haute deviendront les Grands Frères U16 et U17 en rapport avec le gain de maturité observé durant l’hiver. Penses-tu au final que ces surnoms leur correspondent ? En vois-tu un autre ?

Tout à fait, sur la première partie de saison, les gars ont fait preuve de manque de maturité a de nombreuse reprise, plus particulièrement sur des matchs qui devait être mieux géré.
Mais en deuxième partie de saison, en dehors de notre raté contre pantières, le groupe a été irréprochable. Une véritable image de Grands Frères à suivre et à prendre en exemple.

 

Une dernière phrase qui selon toi définit le Sporting dans son ensemble (et qui pourrait donner envie de nous rejoindre) ?

Il est selon moi important d’insister sur la notion de groupe. A Marly c’est très important. Les joueurs forment bien plus qu’une simple équipe ou encore un simple effectif où les joueurs seront utilisés juste dans l’objectif d’obtenir des résultats.

En ce qui concerne mon équipe et ce que j’ai pu ressentir dans d’autre équipe comme les U15 par exemple, on a l’impression d’avoir une association de grands amis, avec des relations quasi-fraternelles, c’est ça la grande force aujourd’hui du SC MARLY ; d’être une famille !

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